AVANT LA GROSSESSE

Quels professionnels pour accompagner votre grossesse ?

De nombreux professionnels sont présents sur le territoire des Hauts-de-Seine pour accompagner la grossesse. Mais qui ? Principalement, ce sont les médecins généralistes, les gynécologues, obstétriciens et les sages-femmes qu’ils soient libéraux, en maternité ou de PMI (Protection Maternelle et Infantile).

Ces professionnels réalisent des consultations et, lorsque c’est nécessaire, orientent les futurs parents au bon endroit et vers la bonne personne afin de garantir la meilleure prise en charge, selon les besoins.

Plus concrètement, vous pourrez également rencontrer des :
– Pédiatres ;
– Psychiatres ;
– Psychologues ;
– Médecins ORL ;
– Echographistes agrées T21 ;
– Consultants lactation ;
etc…

Pour trouver un professionnel ou un établissement dans le département des Hauts-de-Seine (92), n’hésitez pas à consulter notre cartographie et l’annuaire du réseau.

Aide à la procréation

L’infertilité : causes et détection

En cas d’absence de grossesse après un an de rapports réguliers (6 mois si vous avez plus de 35 ans) sans utilisation de moyen contraceptif, nous vous recommandons de consulter votre médecin traitant ou gynécologue qui pourra vous conseiller et, si besoin, prendre toutes les mesures nécessaires pour vous aider.

Ainsi, il pourra d’abord éventuellement identifier les causes de l’infertilité et même vous proposer des tests visant à explorer le sperme, la perméabilité tubaire, la cavité utérine et l’ovulation.

Selon la situation, votre médecin pourra alors vous prendre directement en charge ou vous adresser à un centre d’assistance médicale à la procréation (AMP). Dans certains cas, votre médecin pourra également vous orienter vers d’autres professionnels de santé tels qu’un andrologue, psychologue, sexologue ou encore endocrinologue.

L’assistance médicale à la procréation (AMP)

L’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) rassemble différentes techniques médicales favorisant la fécondation en cas d’infertilité chez la femme ou chez l’homme. Plus particulièrement, elle comprend deux techniques principales :
– L’insémination artificielle (ou insémination intra utérine) ;
– La fécondation in vitro (FIV) avec ou sans micro injection.

L’insémination artificielle ou insémination intra utérine

L’insémination artificielle ou intra-utérine (IIU) avec le sperme du conjoint est la plus ancienne des techniques d’assistance médicale à la procréation. Elle consiste le plus souvent, après stimulation de l’ovulation, à déposer au moment de l’ovulation le sperme préparé au fond de l’utérus.

Cette technique est indiquée en cas d’infertilité sans cause évidente (dites inexpliquées) des femmes jeunes (avant 38 ans), d’infertilité d’origine cervicale et d’infertilité masculine relative.

Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la première étape obligatoire de la prise en charge d’une infertilité. En effet, si l’infertilité est sévère ou ancienne, il est parfaitement légitime de passer directement en Fécondation In Vitro (FIV) ou en micro injection (ICSI : Intra Cytoplasmic Sperm Injection).

La fécondation in vitro (FIV)

Cette technique d’assistance médicale se déroule en 4 étapes :
– L’obtention d’ovocytes matures (stimulation de l’ovulation puis recueil d’ovocytes matures) ;
– La préparation du sperme ;
– La mise en fécondation et culture in vitro classique (FIV) ou assistée (ISCI) ;
– Le transfert in utero du ou des embryons obtenus.

Cette technique est qualifiée de « in vitro » car, contrairement à l’insémination artificielle, la fécondation se produit à l’extérieur du corps de la femme, puis les embryons obtenus sont déposés dans l’utérus. En cas d’ICSI, la fécondation n’est pas naturelle : c’est le biologiste qui va injecter directement un spermatozoïde dans l’ovocyte. Sous microscope, l’ovocyte est maintenu avec une pipette et le spermatozoïde sélectionné est injecté à l’intérieur de l’ovocyte.

En moyenne, en France, le taux d’accouchement par ponction est de 20 %. Ce chiffre passe à 25 % si on ajoute les grossesses obtenues avec les embryons congelés.

Pour qui ?

En France, l’AMP est encadrée par le code de la santé publique (articles L2114-1 à L2141-12) qui la réserve aux couples formés d’un homme et d’une femme ‘‘en âge de procréer ’’ et :
– souffrant d’infertilité ;
– ou risquant de transmettre une maladie grave à leur enfant ;

La loi ne définit pas d’âge limite précis pour pratiquer l’AMP mais l’Assurance maladie pose une limite d’âge pour une prise en charge à 100% : jusqu’au 43ème anniversaire la femme.

En septembre 2017, Marlène Schiappa (Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes) a annoncé que la PMA pourrait être autorisée à toutes les femmes en 2018 dans le cadre de la révision de la loi bioéthique.

Quelques chiffres (En France)

Selon l’agence de biomédecine, En 2015, 145 255 tentatives d’AMP ont été recensées regroupant les inséminations intra utérines (54 167 cycles), les fécondations in vitro et les transferts d’embryons congelés.

La même année, les prélèvements d’ovocytes en vue de fécondation in vitro représentaient 61 341 cycles auxquels il faut ajouter les 540 prélèvements d’ovocytes en vue de don. 67% des tentatives de fécondation in vitro sont réalisées avec une micro injection.

Enfin, 24 839 enfants sont nés après AMP, soit environ 3 % des enfants nés en France.

Pour en savoir plus :

Article L2141-1 et suivants du code de la santé publique relatifs à l’AMP
 « Prise en charge de l’infertilité » par l’Assurance maladie
Site de l’agence de biomédecine dédié à l’AMP

La consultation préconceptionnelle

Vous avez un projet d’enfant ? Avant de vous lancer, il est fortement conseillé – quel que soit votre état de santé – de consulter un professionnel pour faire le point : c’est la consultation préconceptionnelle. Elle permet d’aborder la grossesse dans de bonnes conditions et le plus sereinement possible. Elle est donc importante !

Pour cela, vous pouvez consulter un médecin généraliste, un gynécologue médical, un gynécologue-obstétricien ou une sage-femme, qu’il ou elle vous suive déjà ou non. Ce sera alors l’occasion pour vous d’avoir des informations sur :
– Votre état de santé actuel ;
– Les éventuelles complications possibles pour vous-même
– Les éventuelles complications possibles pour l’enfant à naître
– Les mesures à prendre pour les prévenir.

Durant la consultation, le professionnel que vous aurez choisi pourra alors rechercher la présence :
– De facteurs de risque généraux : âge, poids, addiction, …
– D’antécédents médicaux, gynécologiques ou obstétricaux
– De risques malformatifs ou génétiques.

Ces informations pourront être recueillies lors de l’entretien ou grâce à des examens complémentaires. Pensez, si vous en avez un, à apporter votre carnet de santé ! Il pourra être très utile, notamment pour vérifier si vos vaccinations sont à jour.

Le professionnel pourra alors vous prescrire le supplément vitaminique (folates) visant à prévenir certaines malformations.

C’est aussi l’occasion de poser toutes vos questions, notamment sur le déroulement de la grossesse et son suivi, ou sur les mesures d’hygiène de vie à prendre.

N’hésitez pas à consulter l’annuaire des professionnels ici.

Pour en savoir plus :

Recommandations du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF)
Recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS)