RISQUES SPÉCIFIQUES

Accompagnement de la grossesse sous addiction

Il est très fortement recommandé de ne pas consommer des produits qui pourraient nuire à votre santé et à celle de votre enfant tels que le tabac, l’alcool et les drogues (cannabis, cocaïne, etc.). Toutefois, arrêter de consommer ces produits n’est pas toujours facile. Ainsi, si vous avez des difficultés, sachez que vous pouvez faire appel à votre médecin, à votre sage-femme ou à des équipes spécialisés intervenant en lien avec les maternités (Equipe de Liaison et de Soins en Addictologie [ELSA] ; service addictologie ; Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie [CSAPA] ; etc.). Ces professionnels sont là pour vous conseiller, vous accompagner et vous aider.

La cigarette : un risque pour votre bébé

La fumée de cigarette contient de nombreux produits nocifs pour vous et votre bébé. Fumer ou être en contact de fumeurs augmente fortement le risque de complication durant la grossesse et fait courir des risques à votre enfant : augmentation des risques de naissance prématurée, retard de croissance, augmentation des risques de fausse couche, etc.

Il est donc important pour la santé de votre enfant de vivre une grossesse sans cigarette. En cas de difficultés à arrêter, nous vous recommandons d’en parler à votre médecin ou sage-femme qui saura vous conseiller et vous guider vers les solutions les plus adaptées à votre situation, notamment vers des traitements de substitution adaptés à votre mode de vie et à votre style de consommation.

Pour plus d’informations ou en cas de difficultés n’hésitez pas à consulter le site tabac-info-service.fr ou à les contacter par téléphone au 39 89 (appel non surtaxé – du lundi au samedi de 8h à 20h).

Pas d’alcool durant la grossesse : un principe de précaution

Lorsqu’une femme enceinte boit de l’alcool, celui-ci passe dans son sang puis dans celui du bébé par le placenta. Cet alcool est nocif pour le bébé et peut avoir des conséquences dramatiques : malformation, retard de développement, atteintes neurologiques, etc.

Si c’est la consommation régulière et importante qui a les effets les plus graves (comme le syndrome d’alcoolisation fœtale), la consommation ponctuelle, même lorsqu’elle est exceptionnelle, peut avoir des conséquences sur le bébé. C’est pourquoi il vous est fortement conseillé de ne pas consommer de boisson alcoolisée durant toute la grossesse.

Nous savons combien il peut être difficile de suivre ces recommandations et que l’envie de boire peut parfois être très forte. Si c’est le cas, n’hésitez surtout pas à en parler au professionnel qui vous suit ou à un spécialiste. Des solutions existent et vous seront proposées pour vous aider au mieux.

Pour plus d’informations ou en cas de difficultés n’hésitez pas à consulter le site alcool-info-service.com ou à les contacter par téléphone au 0 980 980 930 (appel non surtaxé – du lundi au samedi de 8h à 20h).

Toutes les drogues sont dangereuses pour votre bébé

Quelle que soit la drogue, nous vous recommandons fortement de ne pas la consommer durant votre grossesse. En effet, que ce soit une drogue dite « douce » comme le cannabis ou des drogues dites « dures » (cocaïne, héroïne…), elles peuvent toutes avoir des conséquences dramatiques sur la santé du bébé et sur le déroulement de la grossesse (voir le détail pour chaque drogue dans le « Dico des drogues »).

Vous avez consommé avant de savoir que vous étiez enceinte ? Parlez-en à votre médecin ou sage-femme. Il ou elle saura vous conseiller et, si besoin, prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer au mieux la santé de votre bébé.

Vous avez du mal à arrêter ? Ne restez pas seule. Votre médecin ou votre sage-femme pourra vous orienter et vous aider. Sachez qu’il existe aussi des services et équipes spécialisées qui travaillent en lien avec les maternités et qui ont une très grande expérience de ce type de situations. Ils sauront vous accueillir dans la plus grande bienveillance et sans aucun jugement.

Pour plus d’informations ou en cas de difficultés n’hésitez pas à consulter le site drogue-info-service.com ou à les contacter par téléphone au 0 800 23 13 13 (appel non surtaxé – tous les jours de 8h à 2h).

Pour en savoir plus :

Informations sur les conduites addictives par le Ministère de la santé
Informations et chiffres sur le site de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT)
Conduite à risque durant la grossesse par l’Assurance Maladie

Saturnisme (intoxication au plomb)

Comme le rappelle le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) : « Le plomb est un métal d’usage très ancien, qui peut être présent dans notre environnement quotidien : anciennes peintures, canalisations d’eau en plomb et soudures en alliages contenant du plomb, sols et poussières, aliments, air, jouets, etc. » (2017, p. 7).

Si les mesures mises en place par les pouvoirs publics ont permis une diminution notable de l’exposition au plomb, les cas de saturnisme (intoxication au plomb) infantile restent fréquents.

Ainsi, selon l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), l’exposition – même faible – peut avoir des conséquences importantes :

  • Sur le jeune enfant : risque de diminution des facultés cognitives et sensorimotrices ;
  • Sur la femme enceinte : risque d’altération du développement fœtal et du bon déroulement de la grossesse.

Sachez que l’exposition peut alors se faire par différents canaux, notamment via les peintures anciennes (avant 1975 et surtout avant 1948), la tuyauterie, l’alimentation ou encore par la pratique de certaines activités professionnelles ou de loisirs. Il convient donc d’être vigilent et de prendre ses dispositions pour éviter – autant que faire se peut – tout ce qui pourrait conduire à une intoxication.

Au-delà, il faut savoir que les premiers symptômes du saturnisme peuvent passer inaperçus, il faut donc y être attentif :

  • Fatigue ;
  • Maux de tête ;
  • Maux de ventre, perte d’appétit, constipation, nausées et vomissements ;
  • Manque d’attention, nervosité, troubles du sommeil ;
  • Pâleur en rapport avec une anémie.

Si vous avez le moindre doute, tant sur un risque d’exposition que sur une potentielle intoxication, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé qui prendra toutes les mesures nécessaires et adaptées à votre situation.

Pour en savoir plus :

Dossier d’information « Saturnisme – Intoxication au plomb » par l’Inserm
« Mise à jour du guide pratique de dépistage et de prise en charge des expositions au plomb chez l’enfant mineur et la femme enceinte », Haut conseil de la santé publique (2017)
Dossier « Saturnisme » par l’Assurance maladie (améli)
Dossier thématique « Saturnisme chez l’enfant » par Santé publique France (Institut de veille sanitaire)

Violences

À venir

Obésité

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’obésité se définit par : « une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé. ». Plus particulièrement, l’OMS parlera d’obésité chez l’adulte lorsque l’IMC (Indice de Masse Corporelle) est supérieur à 30.

Si les effets du surpoids (25 ≤ IMC < 30) sur le bon déroulement de la grossesse et le bon développement fœtal ne sont que peu documentés (source : Inpes), ceux concernant l’obésité sont clairement identifiés. En effet, que l’obésité apparaisse durant la grossesse ou qu’elle soit préexistante, elle constitue un facteur important de risques maternels (infertilité, diabète gestationnel, hypertension artérielle, difficultés lors de la délivrance) et fœtaux (macrosomie, mort in utero, fausse couche).

Ainsi, pour votre bien et celui de votre (futur) bébé, il apparaît nécessaire d’être bien renseignée et de se faire suivre, avant, pendant et après la grossesse. Pour ce faire, vous pouvez notamment vous adresser aux professionnels de santé qui vous suivent habituellement. En effet, ceux-ci connaissent votre situation et pourront vous orienter et vous renseigner de manière personnalisée et adaptée. Si vous êtes enceinte (et que ce n’est pas déjà fait), nous vous recommandons vivement de vous adresser directement à une maternité.

 

Pour en savoir plus :

« Fiche action : l’alimentation de la femme pendant la grossesse », Inpes – Santé publique France
« Guide nutrition de la grossesse » du Programme nutrition santé
Conséquence obstétricales de l’obésité maternelle – CNGOF (2007)