PENDANT LA GROSSESSE

Calculer le terme de sa grossesse

Suivi de la grossesse

Par qui et où se faire suivre ?

Dans la grande majorité des cas, la grossesse se déroule sans complication et peut être suivie par :
– Une sage-femme ;
– Un gynécologue-obstétricien ;
– Ou un médecin généraliste.

Ce suivi peut alors se pratiquer selon vos souhaits :
– En cabinet libéral ;
– En maternité ;
– En centre de santé ;
– Ou en centre de Protection Maternelle et Infantile (PMI).

En cas d’antécédents ou de complications, vous pourrez alors être orientée précocement vers un médecin spécialiste et/ou directement vers une maternité qui assurera le suivi de la grossesse.

Consulter la cartographie des professionnels et établissements de suivi de la grossesse dans le département des Hauts-de-Seine (92) en cliquant ici.

Les étapes du suivi de la grossesse

Durant le 1er trimestre (avant la fin du 3ème mois)

• La première consultation (prise en charge à 100% par l’assurance maladie) : Elle doit se faire avant la fin du 3ème mois de grossesse. Elle permet la prescription du bilan sanguin obligatoire également remboursé intégralement par l’assurance maladie. D’autres examens peuvent être prescrits par le professionnel que vous consultez (test VIH, dépistage hépatite B, toxoplasmose, etc…).
C’est également le moment durant lequel la déclaration de grossesse sera établie. Cette déclaration doit être envoyée à la caisse d’allocations familiales (les deux premiers volets) et à la caisse d’assurance maladie (le troisième volet + les feuilles de soins de la consultation et des examens passés). Cela vous permettra de bénéficier des prestations sociales auxquelles vous avez le droit mais aussi d’obtenir une prise en charge des actes réalisés durant le suivi de la grossesse. Il n’y a aucune obligation de déclaration à votre employeur.

La première échographie (prise en charge à 70% par l’assurance maladie) : Elle doit se faire entre la 11ème et la 13ème semaine d’aménorrhée. Elle permet de dater la grossesse, de répertorier le nombre de fœtus, d’en apprécier la vitalité, de faire une étude morphologique précoce et de participer au dépistage de la trisomie 21.

L’entretien prénatal précoce (remboursé à 100% par l’assurance maladie) : Il est recommandé durant le 1er trimestre mais, s’il n’a pas été fait, il pourra être effectué plus tard. Ce moment privilégié, en couple ou seule, vous permettra de répondre à vos questions et de bénéficier de conseils et d’orientations personnalisées.

IMPORTANT : Nous vous recommandons de vous inscrire le plus tôt possible à la maternité de votre choix.

Durant le 4ème mois

• La deuxième consultation (prise en charge à 100% par l’assurance maladie) : Elle doit être effectuée afin de contrôler votre état de santé et de prescrire si besoin un certain nombre de tests complémentaires.

Durant le 5ème mois

• La troisième consultation (prise en charge à 100% par l’assurance maladie) : Elle doit être effectuée afin de contrôler votre état de santé et de prescrire si besoin un certain nombre de tests complémentaires.

• La deuxième échographie (prise en charge à 70% par l’assurance maladie) : Elle doit se faire entre la 20ème et la 22ème semaine d’aménorrhée. Elle permet d’apprécier la vitalité et le bien-être fœtal, la croissance du fœtus et de faire une étude morphologique approfondie. Une localisation placentaire ainsi qu’une évaluation de la quantité de liquide amniotique complètent l’examen.

Durant le 6ème mois

La quatrième consultation (prise en charge à 100% par l’assurance maladie) : Elle doit être effectuée afin de contrôler votre état de santé et de prescrire si besoin un certain nombre de tests complémentaires, notamment pour le dépistage du diabète gestationnel.

A partir du 6ème mois de grossesse et jusqu’à 12 jours après l’accouchement, la totalité des frais médicaux remboursables (consultations, médicaments, frais d’analyse, d’appareillage, d’hospitalisation, etc.), qu’ils soient ou non en rapport avec la grossesse, sont également pris en charge à 100 % au titre de l’assurance maternité, sans aucun reste à charge.

Durant le 7ème mois

• La cinquième consultation (prise en charge à 100% par l’assurance maladie) : Elle doit être effectuée afin de contrôler votre état de santé et de prescrire si besoin un certain nombre de tests complémentaires.

• Début des cours de préparation à la naissance et à la parentalité : 8 séances sont prises en charge à 100% par l’assurance maladie. En principe, et si vous avez suivi les recommandations d’effectuer un entretien prénatal précoce, il vous en restera

Durant le 8ème mois

• La sixième consultation (prise en charge à 100% par l’assurance maladie) : Elle doit être effectuée afin de contrôler votre état de santé et de prescrire si besoin un certain nombre de tests complémentaires.

• La troisième échographie (prise en charge à 100% par l’assurance maladie) : Elle doit se faire durant la 32ème semaine d’aménorrhée et permet d’évaluer la croissance et le bien-être fœtal complétée par une évaluation de la quantité de liquide amniotique et la localisation placentaire. Une étude morphologique complétera l’examen.

• La consultation pré-anesthésique avec l’anesthésiste de votre maternité (prise en charge à 100% par l’assurance maladie) : Cela ne veut pas dire que l’accouchement se fera forcément sous anesthésie ou analgésie. C’est une mesure de sécurité au cas où il y aurait une nécessité de pratiquer ce type d’acte durant l’accouchement.

Durant le 9ème mois

La septième consultation (prise en charge à 100% par l’assurance maladie) : Elle doit se faire dans la maternité choisie. Elle sert au dépistage systématique de streptocoque B et à prescrire si besoin un certain nombre de tests complémentaires.

Pour en savoir plus :

Modalités de prise en charge des frais de santé durant la maternité
Calendrier de suivi de la grossesse (assurance maladie)
Recommandations de la Haute autorité de santé (HAS)

La préparation à la naissance et à la parentalité

Qu’est-ce que c’est ?

La préparation à la naissance et à la parentalité a pour but, comme son nom l’indique, de préparer les futurs parents à l’arrivée d’un enfant. Selon la Haute Autorité de Santé, ses objectifs sont :
– Préparer les couples à la naissance et à l’accueil de leur enfant au moyen de séances éducatives adaptées aux besoins et aux attentes des futurs parents ;
– Accompagner les couples, en particulier ceux en situation de vulnérabilité, pour prévenir les troubles de la relation parents-enfant ;
– Soutenir la parentalité par des informations et des repères sur la construction des liens familiaux et sur les moyens matériels, éducatifs et affectifs qui permettent à l’enfant de grandir ;
– Favoriser une meilleure coordination des professionnels autour et avec la femme enceinte de l’anténatal au postnatal.

Pour ce faire, l’assurance maladie prévoit un remboursement intégral de 8 séances qui pourront se faire en maternité mais aussi avec un médecin ou une sage-femme libérale. Dans les faits, la première séance est (en principe) consacrée à la conduite, en couple ou seule, d’un entretien prénatal précoce (idéalement mené entre le 3 et 4ème mois de grossesse) ayant pour but de répondre à vos questions et de cerner vos besoins. Les 7 autres séances pourront alors prendre des formes différentes.

Aussi, il faut savoir que pour certaines méthodes non « classiques » (haptonomie, sophrologie…), il est possible qu’il y soit pratiqué un dépassement d’honoraire. Dans ce cas, la séance ne sera pas remboursée à 100% par l’assurance maladie.

Egalement, il est possible de pratiquer des séances de préparation en dehors du cadre des 8 séances prévues par l’assurance maladie. Dans ce cas, l’assurance maladie ne vous fera aucun remboursement. Ainsi, si vous avez une complémentaire santé (mutuelle, assurance, institution de prévoyance, CMU-C), nous vous conseillons de vous renseigner pour connaître les remboursements auxquels vous pouvez bénéficier.

Les différents types de préparation

En plus de la méthode dite « classique » qui est la plus répandue et parfois la seule proposée, d’autres méthodes peuvent être utilisée, en fonction de vos envie et besoins, pour vous préparer à la naissance et à la parentalité. Dans le département des Hauts-de-Seine (92), des différentes méthodes peuvent se pratiquer dans différents lieux (maternité, en cabinet…) et auprès de différents professionnels (médecins, sages-femmes…) que vous pouvez retrouver en cliquant ici.

La préparation à la naissance et à la parentalité (PNP) : La méthode classique

C’est la méthode la plus utilisée et la plus proposée par les professionnels. Celle-ci se compose le plus souvent d’une partie théorique et d’une partie pratique. La partie théorique consiste à recevoir des enseignements sur la grossesse, l’accouchement, l’allaitement au sein ou artificiel et la parentalité. C’est l’occasion pour vous de poser toutes les questions que vous avez. La partie pratique vous prépare physiquement à l’accouchement par différents exercices (relaxation, respiration, poussée, etc…).

Les séances sont le plus souvent pratiquées en petit groupe (3 à 6 femmes maximum) et les futurs papas y sont les bienvenus afin de permettre l’échange et le partage.

L’haptonomie

L’haptonomie est une méthode de préparation à la naissance qui vise à créer un lien et des échanges entre les parents et l’enfant à naitre. Cette méthode repose sur le toucher et sur des techniques de caresses accompagnées de paroles que le bébé percevra et auxquelles il répondra positivement, notamment en bougeant dans le ventre de la maman.

Il s’agit donc de créer une relation avec le bébé in utero afin que lors de la naissance, l’enfant se sente déjà sécurisé et que les parents le connaissent déjà. Utilisée en anténatal, cette méthode vient alors faciliter l’accouchement. Toutefois, il faut savoir qu’elle peut être poursuivie après la naissance pour favoriser l’harmonie entre la vie in utero et la vie du nouveau-né.

La sophrologie

La sophrologie est un ensemble de techniques de relaxation et de méditation corporelle afin d’accorder son corps, sa conscience et ses actions. Appliquée à la préparation à la naissance, cette méthode permet de pratiquer des exercices visant à gérer ses émotions et la douleur afin de vivre le plus sereinement possible la grossesse, l’accouchement ainsi que le postpartum.

La préparation aquatique

Cette préparation s’effectue dans des bassins chauffés (environ 30°C) et dans lesquels on a pied. Cette préparation consiste à suivre des séances en milieu aquatique adaptées aux femmes enceintes. Cela permet de travailler et de renforcer efficacement et plus facilement certains muscles et parties du corps fortement sollicitées durant la grossesse tout en favorisant la détente et la relaxation.

Le Yoga prénatal

De manière générale, le Yoga a pour objectif d’atteindre l’harmonie du corps et de l’esprit à travers des exercices de relaxation, de respiration, de souplesse, d’équilibre ou encore d’écoute de son corps. Dans le cadre de la préparation à la naissance, des cours spécifiques pour les femmes enceintes peuvent être suivis. Cela peut permettre de mieux sentir et contrôler son corps et son esprit, de travailler sur les points de tensions (dos, transit intestinal, périnée, etc…) ou encore de travailler un certain nombre de postures quotidiennes parfois délicates durant la grossesse (s’asseoir, se coucher, etc…).

La pratique du Yoga prénatal ne nécessite pas forcément une pratique antérieure du Yoga et peut débuter dès le 4ème mois.

Autres

D’autres types de préparation à la naissance et méthodes existent. Il s’agit notamment de, si vous aimez chanter, la pratique du chant prénatal, ou encore la pratique de la médecine douce telle que l’acupuncture ou l’homéopathie.

Pour en savoir plus :

Grossesse en bonne santé : La préparation à la parentalité – Assurance Maladie
Recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS)
Informations sur la préparation aquatique
Informations sur la Sophrologie
Informations sur le Yoga prénatal

L’accouchement

Pendant le suivi de la grossesse et durant la préparation à la naissance et à la parentalité, les professionnels sont là pour vous informer et vous orienter, notamment en ce qui concerne l’accouchement ; qu’il s’agisse :
• du où ?
• du quand ?
• du comment ?

N’hésitez donc pas à leur poser toutes les questions. Ils sont les mieux placés pour y répondre !

Concernant le « où ? », sachez que le département des Hauts-de-Seine (92) dispose de 11 maternités. Pour trouver la plus proche de chez vous, vous pouvez consulter notre cartographie en cliquant ici.

Les maternités du 92

Comme toutes les maternités françaises, les maternités des Hauts-de-Seine (92) sont classées en type I, II ou III en fonction des moyens dont elles disposent pour faire face à certaines situations (critères établis par les décrets n°98-899 et 98-900 du 09 octobre 1998).

Si la situation le justifie, il est possible que vous et votre bébé soyez transférés dans une autre maternité durant votre grossesse ou votre accouchement. On parle alors de Transfert In Utero (TIU). Il est également possible qu’après la naissance, votre bébé ait besoin d’être transféré par des équipes spécialisées dans une autre maternité afin de recevoir des soins adaptés en fonction de son état. On parle alors de Transfert Post-Natal (TPN).

Les maternités de type I :

Ces maternités disposent d’une unité d’obstétrique prenant en charge :
– Les grossesses normales, sans risque particulier ;
– Les accouchements à terme ;
– Les nouveau-nés qui ont besoin de soins de puériculture simples.

Dans les Hauts-de-Seine (92), elles sont au nombre de 4 :
– Hôpital Beaujon – AP-HP (Clichy) ;
– CASH de Nanterre ;
– Clinique Lambert (La Garenne-Colombes) ;
– Hôpital Américain de Paris (Neuilly-sur-Seine).

Les maternités de type II :

Ces maternités disposent, en plus d’une unité d’obstétrique, d’une unité de néonatologie permettant :
– La prise en charge des nouveau-nés, nés avant terme mais à plus de 7 mois environ de grossesse, et nécessitant une surveillance spécifique, mais pas d’un service de réanimation ;
– La prise en charge des grossesses sans risque particulier et des nouveau-nés qui n’ont pas besoin de surveillance spécifique.

Il existe alors deux différents sous-types de maternité de type II :
– Type II A : Disposent d’une unité de soins continus de néonatologie mais pas d’unité de soins intensifs ni d’unité de réanimation ;
– Type II B : Disposent d’une unité de soins continus de néonatologie et d’une unité de soins intensifs mais pas d’unité de réanimation.

Dans les Hauts-de-Seine (92), elles sont au nombre de 5 :
– Institut Hospitalier Franco-Britannique (Levallois-Perret) – II A ;
– Centre Hospitalier des quatre villes (Saint-Cloud) – II A ;
– Hôpital privé d’Antony – II A ;
– Centre Hospitalier Intercommunal Courbevoie-Neuilly-Puteaux (Neuilly-sur-Seine) – II B ;
– Hôpital Foch (Suresnes) – II B.

Les maternités de type III :

En plus des dispositifs présents dans les autres types de maternité (unité d’obstétrique, unité néonatale et de soins intensifs) les maternités de type III disposent d’une unité de réanimation néonatale. Elles peuvent donc prendre en charge les grossesses à haut risque ainsi que les nouveau-nés présentant des détresses graves ou des risques vitaux.

Dans le département de Hauts-de-Seine, il s’agit de :
– Hôpital Antoine-Béclère – AP-HP (Clamart) ;
– Hôpital Louis-Mourier – AP-HP (Colombes).

Quand se rendre à la maternité ?

Durant les séances de préparation à la naissance et à la parentalité, vous apprendrez à reconnaître les signes indiquant le début du travail. Concrètement, si vous avez des contractions utérines douloureuses régulières et rapprochées et/ou qu’il y a rupture de la poche des eaux, le travail à probablement commencé et vous devez vous rendre à la maternité.

Les contractions utérines

Pour être considérées comme un signe possible d’un début de travail, les contractions doivent être douloureuses, régulières et rapprochées (environ toutes les 10 minutes).

Parfois, des contractions intenses et douloureuses peuvent survenir sans que le travail ne commence : elles cesseront alors d’elles-mêmes ou après la prise d’un antispasmodique. On parlera alors de « faux travail ».

La rupture de la poche des eaux (perte des eaux)

Même en l’absence de contraction, il peut y avoir rupture de la poche des eaux. Concrètement, il s’agit d’un écoulement incontrôlé, par le vagin, d’un liquide chaud sans odeur d’urine. Cette perte peut être plus ou moins importante. Dans ce cas, il faudra vous rendre à la maternité.

S’il s’agit de sécrétions épaisses (parfois accompagnées de sang), il s’agit très probablement de la perte du bouchon muqueux. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de vous rendre à la maternité, sauf en cas de doute sur son aspect. Toutefois, sachez que l’accouchement se prépare et que le travail peut débuter prochainement (quelques heures à plusieurs jours, voire semaines).

Si vous avez un doute sur votre santé ou sur celle de votre bébé, n’attendez pas pour consulter un professionnel qui saura prendre les meilleures décisions pour vous deux.

Pour en savoir plus :

Mieux accompagner les Femmes lors d’un accouchement – HAS (Haute Autorité de Santé)
Prise en charge de l’accouchement et du retour à domicile par l’Assurance Maladie
Publications sur l’accouchement – OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

L’entretien prénatal précoce

Même s’il n’est pas obligatoire, il est fortement recommandé d’effectuer un Entretien Prénatal Précoce (EPP). En effet, il s’agit d’un moment privilégié d’écoute et d’échange durant lequel vous pourrez aborder tous les sujets concernant la grossesse et votre projet de naissance.

Quand ?

De manière générale, l’EPP est proposé par un professionnel durant la grossesse. A défaut ou si vous voulez anticiper, sachez qu’il est conseillé d’effectuer cet entretien le plus tôt possible (ou à la fin du 1er trimestre). Toutefois, celui-ci peut se faire à tout moment de la grossesse.

Avec qui et où ?

Vous pouvez effectuer cet entretien avec une sage-femme ou un médecin, en ville, en PMI ou en maternité. Sachez toutefois que tout le monde (professionnels et établissements) ne pratique pas forcément l’EPP ; renseignez-vous avant !

Sachez également que le réseau Périnat 92 a mis en place des formations pour les professionnels du département des Hauts-de-Seine (92) : vous pouvez consulter la liste de celles et ceux qui ont été formés par le réseau en cliquant ici.

Comment ça se passe ?

L’EPP peut s’effectuer en couple ou seule et dure – en moyenne – entre 45 minutes et 1 heure. C’est alors l’occasion d’aborder toutes les inquiétudes et/ou difficultés (médicales, psychologiques, sociales, etc.) que vous pouvez avoir. En effet, au professionnel de vous proposer des solutions et un accompagnement adaptés.

Plus en détail, et selon le Collège National des Gynécologues et des Obstétriciens Français (CNGOF) :
« C’est un temps d’échanges et d’écoute permettant :
– d’évoquer vos éventuelles difficultés psychologiques, matérielles, sociales ou familiales, et de trouver les moyens d’y répondre en s’appuyant sur les différents professionnels adhérant au Réseau Périnatal de votre région ;
– de répondre à vos interrogations sur le déroulement de la grossesse, son suivi, ses éventuelles complications ;
– d’entendre vos attentes, notamment par rapport à votre projet de naissance ;
– d’établir le calendrier et les modalités des séances de préparation à la naissance, au nombre de 7, qui s’intègrent dans le cadre plus vaste de la préparation à la parentalité (…) »

Vous devez alors savoir que les données recueillies durant cet entretien pourront faire l’objet d’une synthèse qui vous sera remise. Toutefois, les informations recueillies et leur synthèse ne seront transmises à un autre professionnel médico-psycho-social qu’à condition que vous ayez donné votre accord.

Combien ça coute ?

Il faut savoir que l’EPP n’est pas une consultation de suivi de grossesse mais que, comme évoqué plus haut, il s’inscrit dans les séances de préparation à la naissance et à la parentalité : il est donc remboursé à 100 % par l’Assurance maladie.

Pour en savoir plus :

Devenir parents par l’Assurance maladie
Recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur la préparation à la naissance

Dépistage de la trisomie 21

La trisomie 21 est une anomalie chromosomique caractérisée par un chromosome 21 surnuméraire. Elle est observée en moyenne lors de 27 grossesses sur 10 000 et sa fréquence augmente avec l’âge maternel. En France, chaque année, 800 000 femmes enceintes peuvent, si elles le souhaitent, recourir au dépistage de cette anomalie. L’objectif est de leur donner l’information la plus fiable possible sur le niveau de risque de trisomie 21 du fœtus (HAS). Le rôle essentiel du Réseau est de contribuer à l’organisation du dépistage combiné de la trisomie 21 en promouvant la démarche qualité.

Pour en savoir plus :

« Fiche action : Le dépistage et le diagnostic de la trisomie 21 » par Inpes – santé publique France
« Dépistage prénatal de la trisomie 21 » par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF)

Hygiène de vie pendant la grossesse

Les règles d’hygiène

Pendant la grossesse, il est recommandé d’observer des règles strictes d’hygiène, afin d’éviter la contamination de certains virus pouvant nuire au bon déroulement de cette grossesse :

  • Lavages fréquents des mains
  • Précaution pour les gestes les plus contaminants
  • Suppression des contacts intimes inutiles (ne pas embrasser un enfant sur la bouche, terminer son repas, boire dans le même verre, sucer la cuillère ou la tétine)
  • Utilisation d’objets intimes individuels (brosse à dents, linge de toilette)
  • En cas de maladie d’un enfant : lavage des mains très important, voire port de gants (change d’un bébé, mouchage d’un bébé)

 

Les activités physiques

Il est conseillé d’exercer une activité physique « raisonnable » durant la grossesse. Cela permet effectivement de conserver une musculature abdominale mais aussi de favoriser l’équilibre psychologique et ainsi de réduire une éventuelle anxiété. Ainsi, la marche (30 minutes minimum par jour), la natation ou encore la gymnastique d’entretien sont des sports particulièrement adaptés à la grossesse mais bien d’autres peuvent être pratiqués !

Toutefois, sachez que certaines activités sportives sont à éviter du fait de leur caractère potentiellement traumatique : les sports de combat, d’endurance, la plongée sous-marine ou encore certains activités à risque de chute (ski, vélo, escalade, équitation…).

 

Conseils alimentaires

Pendant la grossesse, les apports alimentaires doivent satisfaire à la croissance du bébé et au bien-être de la future maman.

Faire appel à tous les groupes d’aliments, manger varié en quantité suffisante et surtout avec plaisir… c’est-à-dire :

  • Ne pas sauter de repas : petit-déjeuner, déjeuner et dîner sont nécessaires pour un bon équilibre alimentaire.
  • Ajouter, si besoin, un goûter pour couper l’après-midi.
  • Puiser au cours des repas dans tous les groupes d’aliments, sans oublier que l’eau est la seule boisson indispensable pour vous et votre bébé.

Combien de kilos peut-on prendre ? Pour les femmes en équilibre de poids avant la grossesse, une prise de poids de 12 kilos semble une bonne moyenne.

Besoin en protéines :

Elles sont indispensables à la croissance et au bon développement de votre enfant. On en trouve essentiellement dans la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers. En pratique, il est conseillé de manger :

  • De la viande, du poisson ou des œufs 2 fois par jour.
  • 1 produit laitier par repas (yaourt, fromage blanc, fromage, lait…)

Besoin en lipides (matières grasses) :

Ils sont indispensables au développement du système nerveux du fœtus. Il n’est pas nécessaire d’augmenter les matières grasses, mais d’en varier les sources.

Besoins en glucides :

Ils représentent la source essentielle d’énergie pour le fœtus. Ceux-ci se retrouvent dans :

  • Les féculents (pain, pomme de terre, légumes secs, céréales)
  • Les fruits et légumes
  • Le sucre et les produits sucrés

En pratique, il est conseillé de manger :

  • Du pain à tous les repas
  • Des féculents au moins une fois par jour
  • 2 fruits par jour
  • Des produits sucrés raisonnablement

En conclusion, on peut dire :

Manger pour 2 : ce n’est pas manger 2 fois plus, mais c’est manger 2 fois mieux.

Les vitamines et minéraux indispensables

Le calcium

Il est nécessaire à la formation des os et à l’entretien de ceux de la mère.

Sources essentielles de calcium : les produits laitiers (à consommer à chaque repas)

Le fer

Le besoin en fer est majoré surtout pendant les derniers mois de la grossesse.

Sources de fer : les œufs, les abats, les viandes, les poissons, les légumes secs et les fruits secs

Les vitamines

Une alimentation diversifiée permet de couvrir les besoins en vitamines. N’oubliez pas les légumes verts (riches en folates indispensables au développement fœtal).

 

L’alcool, tabac, drogues

Il est très fortement recommandé de ne pas consommer des produits qui pourraient nuire à votre santé et à celle de votre enfant tels que le tabac, l’alcool et les drogues (cannabis, cocaïne, etc.).

Toutefois, arrêter de consommer ces produits n’est pas toujours facile. Ainsi, si vous avez des difficultés, sachez que vous pouvez faire appel  à votre médecin, à votre sage-femme ou à des équipes spécialisés intervenant en lien avec les maternités (Equipe de Liaison et de Soins en Addictologie [ELSA] ; service addictologie ; Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie [CSAPA] ; etc.). Ces professionnels sont là pour vous conseiller, vous accompagner et vous aider.

N’hésitez pas à vous rendre sur la rubrique dédiée à l’accompagnement de la grossesse sous addiction.

 

Les petits désagréments de la grossesse

Nausées, vomissements, brûlures d’estomac :

  • Fractionner l’alimentation (faire des repas plus légers et plus fréquents)
  • Eviter les préparations trop grasses, acides ou épicées
  • Eviter les aliments susceptibles de fermenter (notamment tous les choux)

Constipation :

  • Boire beaucoup, au moins 1 litre par jour, pendant et entre les repas
  • Consommer des aliments riches en fibres (pain complet, légumes verts et secs, fruits frais et séchés, céréales complètes)
  • Si possible, conserver une activité physique (marche, piscine)

 

Toxoplasmose, listériose : comment les éviter ?

La toxoplasmose et la listériose sont des maladies rares mais qui peuvent être graves pour le bébé. Restez donc vigilantes face à certains aliments.

Précaution à prendre au niveau alimentaire :

  • Ne pas consommer d’aliments crus : viandes et poissons crus, fumés ou marinés ; lait cru et fromages au lait cru ; coquillages crus, tarama, graines de soja germées crues.
  • Ne pas consommer certaines charcuteries : rillettes, pâtés, produits en gelée.
  • Conserver à température adéquate les denrées périssables (respect de la chaîne du froid et des dates limites de consommation)
  • Nettoyer et désinfecter fréquemment votre réfrigérateur

Si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose, voici quelques précautions supplémentaires à prendre :

  • Les viandes, poissons et lardons ne doivent être consommés que très cuits. Seules les viandes congelées préalablement peuvent être services moins cuites
  • Les crudités, les salades et les fruits seront soigneusement lavés ainsi que les ustensiles de cuisine
  • Evitez les chats (et tout ce qui a pu être contaminé par leurs excréments)
  • Ne jardinez qu’avec des gants
  • Un contrôle sanguin doit être effectué tous les mois.

 

Pour en savoir plus :

« Guide nutrition pendant la grossesse », Inpes – Santé publique France, 2016

« Etre enceinte et avoir une bonne hygiène de vie » par l’Assurance maladie

« Sport et maternité » par le ministère des sport