fragilités

La violence pendant la grossesse

La violence peut être présente avant la grossesse et s’y poursuivre, ou faire son apparition au cours de cette période. Dans la très grande majorité des cas, la violence se poursuivra après la naissance de votre enfant.

Par ailleurs, le contexte dans lequel se déroule la grossesse peut aussi faire augmenter la violence entre les conjoints. Par exemple, si la grossesse était imprévue ou constitue une source importante de stress, cela peut contribuer à créer une atmosphère tendue au sein du couple.

Les professionnels de la santé (sages-femmes, médecins, assistants sociaux…) sont là pour vous aider et vous informer dans la prise en charge de la violence que vous subissez.

La violence n’a pas d’intensité minimale. Il n’y a pas de seuil acceptable pour une blessure physique ou psychologique

Les violences au sein du couple sont définies par une prise de pouvoir et de contrôle sur son conjoint, que l’on soit marié, pacsé ou en union libre. Elle est cyclique et s’aggrave avec le temps. 

Elle n’est pas que physique (coups et/ou blessure), elle est aussi sexuelle (agressions sexuelles, viol conjugal…), psychologique (humiliations, dénigrements, violences envers les objets, menaces …), verbale (insultes, cris…), administrative et financière (contrôle des biens, privation d’argent, interdiction de travailler…). Dans la majorité des cas, les différentes formes de violences sont associées.

En France en 2020 : 

  • 219 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire intime
  • 102 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire
  • 23 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire
  • 14 enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple.

82 % des morts au sein du couple sont des femmes. Parmi les femmes tuées par leur conjoint, 35 % étaient victimes de violences antérieures de la part de leur compagnon. (« Etude nationale sur les morts violentes au sein du couple. Année 2020 », ministère de l’Intérieur, Délégation aux victimes. L’étude dans son intégralité est disponible ici)

Toutes les femmes, quel que soit leur statut socio-économique, leur âge, leur orientation sexuelle, leur origine culturelle, leur état de santé, leur handicap peuvent être concernées.

Au cours de votre grossesse, le professionnel qui vous accompagne (sage-femme ou médecin) va vous demander si vous avez subi des violences dans votre passé ou bien si vous en subissez actuellement.  

Cette question est posée à toutes les femmes en systématique. Vous n’êtes pas obligé de répondre immédiatement, mais vous savez qu’une main est tendu et que vous pourrez vous confier et demander de l’aide lorsque vous vous sentirez en confiance. 

Si vous vous sentez un peu perdue et que vous ne savez pas identifier la violence dans votre couple, vous pouvez utiliser cet outil : le violentomètre

Des versions sont également disponibles en : Arabe, Chinois, Turc, Anglais, Espagnol

 

Vous pouvez en parler librement aux professionnels de santé que vous allez rencontrer au cours de votre suivi de grossesse, aucun jugement ne sera fait. 

Avant tout, vous devez savoir que :

  • Les faits de violence sont interdits et punis par la loi et vous avez le droit de déposer plainte. 
  • Vous n’êtes pas seule dans cette situation, la violence au sein du couple est une situation fréquemment vécue
  • La violence dans un couple évolue par cycles au cours du temps en augmentant en intensité et en fréquence, cette violence a un impact négatif sur votre santé et celle de vos enfants. 
  • Ne culpabilisez pas, le seul responsable de cette violence est votre agresseur. 
  • Le viol au sein du couple constitue un crime punit par la loi
  •  

A savoir : vous pouvez vous présenter aux urgences 24h/24, 7j/7

Les associations

Plusieurs associations des Hauts de Seine sont spécialisées pour les femmes victimes de violences, en particulier conjugale : 

  • L’Escale (FVV 92) 01 47 33 09 53 Site internet
    Accompagnement global (psychologique, juridique et social, écoute).
    Entretiens individuels ou groupe de parole, sur et sans rendez-vous. Hébergement.

 

  • Le centre Flora Tristan (FVV 92) 01 47 36 96 48
    Accompagnement global (psychologique, juridique et social, écoute).Entretiens individuels ou groupe de parole, sur et sans rendez-vous. Hébergement

 

  • Association pour les Femme En Difficulté (AFED 92)

Accueil, écoute, information, hébergement des femmes en difficulté. Insertion par le logement.

Permanences sur RV lundi, mardi, mercredi et vendredi, 14h-18h.
Permanences sans RV mercredi 10h-13h et jeudi 14h-18h.

71, rue des Fontenelles
92000 Nanterre
Tél. : 01 47 78 06 92 – 01 47 78 81 75
afed@wanadoo.fr

  • Autres associations d’aide aux victimes

Retrouver l’association la plus proche de chez vous >> cliquer ici

 

Aide juridique

  • Bureau de l’aide juridictionnelle

Accueil téléphonique 01 40 97 14 23 – 24 – 38 ou 99
6, rue Pablo-Neruda
92020 Nanterre

  • CIDFF

Centre d’information des droits des femmes et des familles : information juridique (droit de la famille, droit du travail, droit pénal pour les femmes victimes de violences…), médiation familiale, conseil conjugal et familial :

CIDFF Boulogne-Billancourt : 01 41 31 08 74 du lundi au vendredi 9h-17h, sauf jeudi 9h-13h

CIDFF Clamart : 01 46 44 71 77 du lundi au jeudi  9h-12h et 14h30-18h, vendredi 9h-12h

CIDFF Nanterre  : 01 71 06 35 50 du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h, sauf le mercredi après-midi

  • Association d’Aide aux Victimes d’Infractions Pénales (ADAVIP-92)

L’association s’adresse à toutes personnes victimes d’une agression, d’une agression sexuelle, de violences conjugales, d’un vol, d’une escroquerie, d’un cambriolage, d’un accident de la circulation ou de toute autre infraction pénale.57, rue Ernest Renan
92000 Nanterre
Tél. : 01 47 21 66 66 

Services gratuits et confidentiels
Horaire d’ouverture : 9h30-12h30 / 14h00-17H00
http://www.adavip92.fr

Pour aller plus loin